LE FESTIVAL TRANSFO ET LA CRÉATION ARTISTIQUE

L’art et la culture à l’ère du numérique

Pour cette 2ème édition du Festival Transfo, un certain nombre d’événements ont un caractère artistique et culturel. Le monde de la création artistique a pris en main depuis de nombreuses années les technologies digitales pour non seulement enrichir ses pratiques mais aussi innover dans de nouvelles formes que seul le numérique permet.

Il était d’autant plus naturel que Transfo accueille de tels événements que Grenoble et sa Métropole sont des lieux de foisonnement culturel et d’émergence de haute technologie. Des institutions locales travaillent d’ailleurs depuis longtemps à la collaboration entre disciplines artistiques et scientifiques, comme l’Atelier Arts Sciences, émanation de l’Hexagone Meylan et du CEA, et sa Biennale Experimenta qui surprend tous les deux ans avec ses projets à la frontière de l’art et de la science, ou l’ICA-ACROE, émanation de Grenoble INP, qui met l’Ingénierie au service de la création artistique et qui coordonne le réseau EASTN-DC soutenu par le Programme Culture de l’Union Européenne, ou encore la plus récente Association ARCAN qui, entre autres, porte la 2ème édition de DN[A], festival dédié à la création artistique numérique. Et c’est en grande partie grâce à ces instituions que vous pourrez assister à ces nouveaux événements. Lire la suite

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FESTIVAL TRANSFO 2019 : LE NUMÉRIQUE ET NOUS

Transfo, un festival pour décrypter le monde

Doucement, le numérique s’installe dans nos vies, transforme nos habitudes, change notre quotidien : faire la cuisine, partir en voyage, étudier, trouver l’âme sœur, travailler… Le numérique n’est jamais bien loin.

Transfo a une ambition : aider à lire ces changements, pour que tout le monde en tire le meilleur, pour que personne ne soit oublié.

Soif de futur ? Bienvenue à Transfo.

Transfo, un festival pour tous les publics

Transfo est un festival conçu pour les petits et les grands, les pros et les amateurs, les mini-startups et les méga-trusts, les curieux et les blasés, les geeks et les néophytes, les accros du silicium et les fâchés avec l’ordinateur ! Lire la suite

PDU* 2030 Métropole de Grenoble, Donnez votre avis !

Enquête publique pour un sujet essentiel et critique

Jeudi 13 Septembre 2018, Conférence-Débat au Musée de Grenoble sur le PDU 2030 de la Métropole grenobloise, en présence d’Eric Piolle, Maire de Grenoble, et d’Audrey Pulvar, Présidente de la Fondation Nature et Homme, FNH c’est-à-dire ex Fondation Nicolas Hulot, depuis qu’il avait accepté de rentrer au gouvernement : un peu plus d’une centaine de personnes.

Ça laisse perplexe sur l’envie de tout à chacun de se renseigner, de s’investir, de contester, d’enrichir un projet qui concerne la vie quotidienne de près de 500 000 personnes dans une de leurs activités les plus basiques, les plus génératrices de perte de temps , et sur la métropole grenobloise, les plus crispantes et clivantes. Quand bien même, la Métro avait invité en la personne d’Audrey Pulvar, une personnalité extrêmement médiatique et connue pour ses engagements et son franc-parler.

Je ne jette la pierre à personne, ayant moi-même pris connaissance par hasard de cette présentation quelques jours auparavant, par je ne sais quel canal, et n’ayant rien de prévu ce soir-là. Alors j’ai décidé d’y aller, apprenant à l’occasion que le processus de validation avait commencé il y a 2 ans, que le SMTC l’avait voté au printemps 2018, que depuis un certain nombre d’instances étaient consultées, avant qu’une fenêtre soit offerte aux citoyens (24 Septembre au 26 Octobre) pour faire part de leurs avis via une enquête publique. Lire la suite

Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche !

Marche pour le Climat, 13/10 à 14h, Grenoble, Place de Verdun

Puisque nos décideurs, nos intellectuels, nos gouvernants n’agissent pas malgré l’urgence, semblent tétanisés à l’idée de faire le premier pas, acceptent la soumission à ces lobbies de toutes natures qui exigent l’immobilisme, nous allons devoir les forcer à avancer, les bousculer pour initier le mouvement, leur faire comprendre que l’heure n’est plus à la réflexion si intelligente, stratégique et prospective soit-elle mais à l’action fut-elle dans un premier temps quelque peu rude et de court terme. Qui mieux que Michel Audiard pour faire preuve d’un minimum de bon sens  : si avancer ne garantit pas la résolution complète des problèmes, rester planter là est la certitude de mourir à petit feu !

Il est d’ailleurs étonnant de voir que la plupart des phrases résonnent prémonitoirement, sans parler de la conclusion de Maurice Biraud qui en un éclair balaie quelques milliers d’années et nous met face à nos responsabilités !

Tous à la marche du 13 Octobre à Grenoble, Place de Verdun, 14h. Extrait issu de la chaîne YouTube du « Monde des Avengers », site consacré aux séries et films culte

QUI A TUÉ MON PÈRE de Edouard Louis

Un long cri, une souffrance intime.

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »

Ce livre m’a fait penser à cette réplique culte du Bon, la Brute et le Truand, tout d’abord pour le simple fait qu’il divise effectivement le monde en deux : ceux chez qui tout ou partie de ce long cri rentre en résonance intimement, hors et au-delà de toute analyse intellectuelle et ceux qui vont le dénigrer, le trouvant caricaturalement mélodramatique. Et puis finalement, ce livre n’est-il pas aussi l’histoire de ceux qui ont le doigt sur la gâchette ou tout du moins qui sont du bon côté de la crosse, face à ceux qui creusent leur tombe ?

Ce texte est une souffrance, celle vécue par les parents de l’auteur, celle de l’incompréhension et de l’impuissance, une souffrance source d’une violence faite à soi-même, qui brise les rêves et les espoirs avant qu’ils aient pu s’exprimer, une violence à soi qui s’extériorise en violence aux autres – en particulier envers ce fils différent – faute de pouvoir rugir sa haine, son amertume, son désespoir à la face de ceux qui au loin, inaccessibles, alimentent la mécanique implacable qui broie la famille d’Edouard Louis et ses semblables. Lire la suite

HOMO DEUS de Y. N. Harari vs ORIGINE de Dan Brown

L’art et la manière …

Amateur de high-tech, de réflexions sur l’évolution de la société, de culture, de science-fiction, j’avais envie de me plonger dans cet essai d’un universitaire israélien dont beaucoup de médias faisaient l’éloge : Homo Deus, une brève histoire de l’avenir. Influence croissante de l’intelligence artificielle dans notre vie quotidienne, apparition de services de plus en plus personnalisés au détriment de la vie privée, main mise – même si elle est involontaire – des acteurs mondiaux du numérique dans les processus démocratiques, perte de contrôle de ces mêmes géants sur les outils qu’ils ont créés, … les thèmes évoqués dans la pléthorique couverture presse dont ce livre et son auteur ont fait l’objet, promettaient une lecture passionnante, soulevant des questions fondamentales sur les choix que nous allions faire pour dessiner la société dans laquelle nous voulions vivre.

Cet exercice de futurologie venait d’ailleurs après un premier ouvrage, Sapiens, une brève histoire de l’Humanité, retraçant l’évolution de l’homme, visant à expliquer comment cet être ni spécialement agile ni spécialement fort avait pu dominer le monde, asservir la plupart de ses créatures et commencer à avoir une influence significative sur la nature. Lire la suite

EN GUERRE de Stéphane Brizé

L’ultime combat !

C’est la deuxième collaboration de Stéphane Brizé et Vincent Lindon dans un film social en prise directe avec l’actualité. Dans la Loi du Marché, il incarnait un homme seul, quasi mutique, broyé par un implacable bulldozer socio-économique. Il se retrouvait en dernier recours à accepter un poste de surveillant dans un super-marché, qui le confrontait à de douloureux dilemmes moraux : face à des clients ou des collègues, souvent en difficulté sociale, jusqu’où pourrait-il aller pour garder son travail ?

Dans ce nouveau film, il se bat encore pour sauver des emplois, mais bien plus que le sien, ceux de tous les salariés d’une entreprise industrielle que la maison mère décide de fermer pour manque de compétitivité alors qu’elle fait toujours des bénéfices significatifs. 1 100 salariés sur le carreau du jour au lendemain dans une région sans possibilité de reclassement, et autant de familles perdant une grande partie de leurs ressources. Vincent Lindon, syndicaliste CGT, part en lutte avec ses tripes pour défendre le travail, les revenus, la vie sociale de ses collègues, contre un monstre froid qui ne considère l’usine que comme une variable d’ajustement des résultats financiers. Impuissance des politiques face à la loi du marché, justice disant simplement le droit, cadres financiers et administratifs opposant brutalement chiffres et ratios à la détresse humaine, les salariés se heurtent à des murs sur lesquels rebondit leur désespoir. Leurs interlocuteurs sont sur les rails de leur propre logique qui ne croisent à aucun moment le fondement humain des revendications des futurs licenciés. Lire la suite

LES NUITS EN OR, Le Club, Grenoble 24 Mai

Les meilleurs courts métrages mondiaux

Le 24 Mai le cinéma Le Club consacre une soirée aux courts métrages : l’Académie des César invite le public à découvrir un programme unique constitué à partir des meilleurs courts métrages mondiaux de l’année ! Une séance exceptionnelle pour découvrir, aux côtés des deux créations césarisées de l’année, LES BIGORNEAUX et PÉPÉ LE MORSE (animation), les courts métrages récompensés par les Académies de Cinéma du monde entier : APOCALYPSE NOW NOW, Afrique du Sud, SAFTA 2018 ; MADRE, Espagne, Goya 2018 ; AVEC THELMA, Belgique, Magritte 2018 ; THE SILENT CHILD, Grande-Bretagne, Oscar 2018.

Une mise en bouche avant le Festival du film Court en plein air qui aura lieu du 3 au 7 Juillet.

Les Nuits en or, Jeudi 24 Mai 20h15, Cinéma Le Club Grenoble

POUR LE RÉCONFORT de Vincent Macaigne

Vincent Macaigne est un réconfort !

J’adore Albert Dupontel. J’ai ri aux larmes il y a des années de cela à l’un de ses spectacles. J’aime son regard décalé, son côté piquant et combatif. Cette rage dont on sent qu’elle bouillonne lorsqu’il répond à des journalistes qui essayent comme trop souvent de l’enfermer dans des clichés. J’ai entendu plusieurs interviews sur « Au revoir là-haut » où il expliquait qu’il avait fait une lecture à la fois sociale et fantastique du Prix Goncourt 2013. D’ailleurs comment échapper au battage médiatique entourant ce film ? De quoi espérer, compte tenu du budget de 20 M €, un spectacle poignant, qui ferait peut-être écho à notre époque, et qui emporterait le spectateur.

Rien, aucune émotion, une succession de scènes décousues avec un double dénouement d’une lourdeur totale.

J’adore Vincent Macaigne. J’ai été bluffé il y a quelques années par sa pièce « Idiot ! » à la MC2. J’aime son regard décalé, son côté piquant et combatif. Cette rage dont on sent qu’elle bouillonne lorsqu’il répond à des journalistes qui essayent comme trop souvent de l’enfermer dans des clichés. Je n’avais pas spécialement entendu parler de son premier long métrage. Ah si j’avais juste entendu dire qu’il l’avait tourné quasiment sans budget et grâce à la bonne volonté de quelques amis comédiens et techniciens.

Une grand claque, une fureur qui parfois transperce l’écran et vous attrape par les tripes, une subtilité dans l’évolution des personnages qui entretient le questionnement, et une fin qui laisse le spectateur en suspension. Lire la suite

GRAVURES REMBRANDT, Fondation Glénat, Grenoble

Exceptionnel et rarissime !

La Fondation Glénat a réussi le tour de force d’acquérir une collection unique de gravures de Rembrandt qui appartenait au collectionneur britannique Neil Kaplan, qui l’avait patiemment enrichie pendant plus de 30 ans après son premier achat en 1984, suite à un gain à la loterie ! Il a souhaité s’en séparer et le spécialiste de Rembrandt, Jean-François Heim, a été chargé de dénicher l’amateur éclairé qui éviterait la dispersion de cet ensemble exceptionnel. Il a désormais trouvé un nouvel écrin au Couvent Sainte-Cécile.

C’est évidemment exceptionnel par la quantité, mais ça l’est surtout par la qualité et par ce travail d’une minutie et d’une finesse quasi inconcevables de gravure. L’auto-portrait utilisé pour l’affiche fait seulement quelques centimètres de largeur et pourtant l’expression de surprise est totale, les yeux se plantent dans le regard du spectateur, les lèvres sont charnues et les mèches de cheveux débordent de son béret de peintre. Et Rembrandt avait inventé la haute-définition dès le XVIIème siècle car certaines gravures ont été agrandies plusieurs dizaines de fois pour servir de support de communication sans que cela n’altère les sujets représentés. Lire la suite