CAROL de Todd Haynes

carolCela est toujours ennuyeux d’aller voir un film dont la critique est unanime et dithyrambique, dont l’une des deux actrices principales a eu la Palme d’interprétation féminine à Cannes et de rien sentir ! C’est même très frustrant car on s’est préparé à vivre un moment sensible, à retrouver une actrice qui nous avait bouleversé dans Blue Jasmine et l’émotion est inexistante.

Essentiellement à cause d’une réalisation d’une pesanteur accablante : les regards devraient être subtils, touchants, volés, peut-être maladroits de la part de la jeune vendeuse, ils sont appuyés, attendus, pire ils sont froids.

On ne s’intéresse à aucune des deux histoires individuelles qui sont censées nous expliquer pourquoi ces deux femmes si différentes du point de vue social, physique, et de leurs parcours dans la vie, vont se rapprocher, s’attirer.

Le road movie s’engage et plutôt que de le suivre on le précède tellement son déroulement est prévisible. Peut-on même parler de rebondissement à certain moment tant l’infime péripétie semble avoir été posée là pour éviter une fin trop rapide ?

Aucune lourdeur ne nous est épargnée, jusqu’à la scène finale où l’on espère jusqu’au dernier moment échapper au cliché d’une conclusion hollywodienne, mais le réalisateur ne nous fait même pas ce petit cadeau.

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