WIFREDO LAM au Musée Beaubourg

Wifredo LamIl vous reste 3 semaines : Foncez !

Découverte il y a 2 mois lors de ma visite à Beaubourg pour voir les installations de Julien Prévieux, l’exposition Wifredo Lam m’avait bluffé. Evidemment je ne le connaissais pas, sans doute ne suis je pas le seul, le Centre Pompidou lui consacrant la première rétrospective en France.

Cherchant quelles expositions faisaient l’actualité pour organiser un prochain voyage à Paris, j’ai vu qu’elle ne se terminait que mi-février. D’où cet article qui, sait-on jamais, peut inciter quelques retardataires à s’y précipiter.

C’est un grand voyage dans la peinture du 20ème siècle enrichie d’une puissance et d’une opulence exotiques.

De portraits classiques qui font penser au Picasso des années 1900 aux peintures mêlant abstraction, cubisme et motifs ethniques, l’oeuvre est un festival de formes et de couleurs.

La Jungle, peinte en 1943, est l’illustration exemplaire de cette alchimie combinant courant artistique moderne européen et foisonnement tropical. Une merveille, également impressionnante par son format, qui a trouvé sa place en temps normal au MOMA à New York aux côtés des Demoiselles d’Avignon. 

On se promène dans cette exposition de 300 peintures, dessins, gravures, comme en terrain familier, puisque Wifredo Lam a vécu en Espagne et en France du début des années 20 au début des années 40. Il s’est donc imprégné des courants artistiques du moment, pris sous l’aile protectrice de Picasso, qui lui fait rencontrer artistes, intellectuels et marchands d’art. Mais cette familiarité est en permanence rehaussée de sa sensibilité personnelle liée à ses origines et à sa formation à l’Académie des Beaux Arts de La Havane.

Il retourne à Cuba, qu’il a quitté depuis 20 ans, en 1941 où face à la dictature de Batista, ses peintures se politisent et dénoncent la misère des Noirs, souvenir cruel de la colonisation dont il avait vécu les derniers spasmes.

Il ne cessera ensuite de voyager, Cuba, Europe, Etats-Unis, poursuivant son oeuvre métissée, séjournant souvent en Italie et finissant ses jours à Paris.

Un choc visuel et émotionnel.

 

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