Voyage aux pays des formes et des couleurs
Ce nom, Kandinsky, fait partie de ceux que l’on a déjà entendu, que l’on associe à une forme d’art moderne, sans doute de la peinture, mais dont on serait bien incapable, en tout cas en ce qui me concerne, de préciser l’époque exacte, de nommer le style de ses oeuvres et de dire où il se situe dans l’histoire de son art.
Dès la première salle le visiteur est fixé : Vassily Kandinsky, né à Moscou et décédé en France, est considéré comme l’un des fondateurs, si ce n’est le fondateur de l’art abstrait et le premier à avoir peint des oeuvres non figuratives. Ce nom inconsciemment familier, est tout simplement l’un des artistes majeurs du XXème siècle, tout autant par sa production que par ses écrits car il a non seulement inventé une nouvelle peinture mais il a également théorisé sa démarche au travers de deux livres qui font maintenant référence en la matière : « Du spirituel dans l’art » et « Point et ligne sur plan ».
L’exposition nous embarque donc, à travers les dix dernières années qu’il a passées en France, dans un voyage dans l’histoire de l’art. Bien que sa renommée soit internationale, il mettra du temps à s’imposer à Paris où la scène artistique est dominée par les surréalistes, la peinture surplombée par l’oeuvre déjà gigantesque de Picasso, et où l’art abstrait est incarné par Mondrian, ses lignes droites et orthogonales et son choix de n’utiliser que le jaune, le rouge et le bleu. Il tissera plutôt des liens avec des écrivains comme André Breton, avec qui il a beaucoup échangé, et qui a écrit la préface du catalogue d’une de ses expositions. La visite guidée, samedi ou dimanche après-midi, permet de vraiment s’imprégner de cette atmosphère et d’apprécier les oeuvres dans leur contexte. Continuer à lire « KANDINSKY, LES ANNÉES PARISIENNES, Musée de Grenoble »








