Plus tragique que comique ?
Ce film a reçu un accueil enthousiaste à Cannes, à cause en particulier de ses nombreuses séquences comiques, saugrenues, à la limite de l’absurde parfois, ponctuant des moments plus profonds, plus graves, brisant les tensions et les gênes. Il sort donc avec la réputation d’un film amenant plutôt la bonne humeur que les interrogations métaphysiques.
On comprend rapidement que le père sera la ponctuation farfelue qui rythmera le film, alternant déguisement, grimage et humour noir, qu’il ponctue d’un « Je plaisante » prononcé plus ou moins rapidement, et plongeant son auditoire dans une incertitude glacée plus ou moins longue.
On comprend également qu’il a toujours peu communiqué avec sa fille, évoluant dans un univers qui lui échappe, consultante dans un cabinet d’audit international, en mission en Roumanie. D’ailleurs lorsqu’il la croise chez son ex-femme, elle passe plus de temps pendue, tendue devrait-on plutôt dire, au téléphone, pour raison professionnelle, qu’avec son père qu’elle n’a pas vu depuis des mois. Continuer à lire « TONI ERDMANN de Maren Ade »









