A peine un an avant le « Printemps tunisien », Farah, jeune fille de 18 ans au fort caractère est la chanteuse d’un groupe aux textes engagés. Pendant un certain temps on se demande où la réalisatrice veut nous emmener. Il y a bien quelques tensions avec la mère à la fois sur ses sorties et sur son avenir d’étudiante. Il y a les mises en garde d’un personnage ayant visiblement ses relations dans les arcanes du pouvoir. Mais rien de bien significatif dans cette première demi-heure où les concerts s’enchaînent et où Farah et son petit copain tente de vivre au mieux leur relation amoureuse.
Et puis par, petites touches, l’histoire se tend : d’un côté, les alertes se multiplient sur les risques pour le groupe, qui commence à être connu, de continuer à composer des chansons qui parlent clairement de la difficulté de vivre en Tunisie. De l’autre côté, la relation de Farah avec son petit ami fait les montagnes russes. Continuer à lire « A PEINE J’OUVRE LES YEUX de Leyla Bouzid »








